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Le Projet côte vivante vise à renaturaliser un terrain public en délimitant un périmètre dans lequel les plantes indigènes pourront pousser naturellement. À long terme, cette renaturalisations permettra de réduire l'érosion des berges et de contribuer à la protection de la biodiversité.

Dans le cadre de ce projet, une rampe d'accès à l’eau publique sera également aménagée afin de permettre aux citoyens de pratiquer et d’avoir accès aux activités nautiques de manière sécuritaire, tout en respectant l'environnement naturel. Le site comprend aussi un stationnement et un sentier menant à l'eau.

Suivez l'évolution du projet ici!

  • La méthode côte vivante est une technique qui utilise des matériaux naturels, tels que les plantes, pour protéger et stabiliser les berges. En ajoutant des matières organiques comme des feuilles ou des algues, nous favorisons un cycle continu qui enrichit le sol, nourrit les plantes et redonne à la terre. Grâce à une grande diversité de plantes, nous attirons divers animaux qui se nourrissent de graines et de petits fruits, lesquels, à leur tour, redonnent à la terre et contribuent à la dispersion des plantes.

    L'objectif de la méthode côte vivante est de restaurer un site en le rapprochant le plus possible de son état naturel. La végétation qui survit est celle qui est adaptée au climat. En laissant la végétation repousser, nous pouvons identifier les plantes indigènes présentes sur le site. Ces informations sont très utiles au moment de choisir les espèces à planter sur le site. De plus, laisser les plantes pousser réduit l'érosion en absorbant l'énergie de l'eau et favorise l'infiltration de l'eau dans le sol plutôt que son ruissellement vers la rive.

    Les plantes, grâce à leur feuillage, contribuent à capter les gouttes de pluie, ce qui réduit l'énergie et la vitesse de l'eau lorsqu'elle touche le sol. Les racines des plantes jouent un rôle très important dans la protection contre l'érosion. Plus il y a de plantes, moins l'eau s'écoule du sol ; au contraire, elle est absorbée par les plantes ou s'infiltre dans le sol. Les plantes dotées d'un système racinaire plus développé, comme les arbustes et les arbres, contribuent à stabiliser le sol plus efficacement grâce à leurs racines.

    Les plantes indigènes sont des espèces végétales présentes naturellement dans une région, sans intervention humaine. Elles sont adaptées à l'environnement local. Des espèces animales se sont adaptées à ces plantes afin de s'en nourrir et de vivre dans ce même environnement.

    Les plantes indigènes sont essentielles pour ce type de projet car elles protègent la biodiversité locale, sont plus résistantes, nécessitent moins d'entretien et augmentent les chances de réussite du projet, étant donné qu'elles sont adaptées à l'environnement local.

    Dans le cadre de ce projet, la végétation se compose de graminées et d’arbustes. Les arbustes contribuent à mieux stabiliser le sol, car leur système racinaire est légèrement plus robuste que celui des graminées. Ils atteignent une hauteur légèrement inférieure à celle des arbres, ce qui est souvent préférable pour les propriétaires, qui apprécient pouvoir profiter d’une vue sur l’eau.

    Les arbres peuvent tout de même être utilisés dans ce type de projet. Il suffit de les tailler lorsqu’ils atteignent une certaine hauteur. La taille ne les endommagera pas ; elle limitera simplement leur hauteur. L’avantage de cette technique est que le système racinaire est très efficace pour stabiliser le sol.

    L'érosion est un phénomène naturel. Elle contribue notamment à alimenter les plages et à créer des habitats essentiels pour plusieurs espèces animales et végétales. Par exemple, certaines espèces, comme l'hirondelle de rivage, dépendent des berges naturelles pour se reproduire.

    Il existe plusieurs façons de réduire les effets de l'érosion. Selon les caractéristiques du site (les vagues, le vent, les tempêtes, les précipitations, etc.), différentes approches peuvent être utilisées :

    • Les méthodes vertes, qui utilisent principalement des plantes

    L’utilisation des plantes pour réduire les effets de l’érosion offre plusieurs avantages. Leurs racines aident à maintenir le sol en place, absorbent une partie de l'énergie des vagues et elles favorisent la biodiversité locale. Leur feuillage capte l’impact de la pluie et minimise son impact sur le sol, ce qui contribue à réduire les risques d’érosion.

    • Les méthodes hybrides, qui combinent des plantes et des roches

    Dans cette méthode, les roches protègent les berges contre les vagues les plus fortes, tandis que les plantes renforcent leur stabilité en maintenant le sol et les roches en place grâce à leurs racines.

    • Les méthodes grises, qui impliquent la construction d’infrastructures en roche ou en béton

    Cette méthode peut avoir des impacts environnementaux significatifs. Lorsque des roches sont nécessaires, une approche hybride est souvent une meilleure option pour limiter les impacts environnementaux.